Auteur : Réginald GRÉGOIRE.
 
Tome 16 - Colonne 17
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Titre de l'article : UGONI (ALEXIS), bénédictin, 16e siècle.
Début de l'article :
— Né à Brescia, baptisé sous le prénom de Flavio, Ugoni entra dans l'Ordre de saint Benoît et fit sa profession monastique à l'abbaye Sainte-Euphémie de Brescia le 25 ou 26 juillet 1526. Homme érudit et attaché à l'observance du Mont-Cassin, il exerça l'abbatiat en divers monastères ; il décéda étant abbé de Saint-Pierre de Saviliano (Piémont). Son activité littéraire révèle un moine nourri des sources classiques, profanes et théologiques ; de fréquentes citations bibliques émaillent son discours sans marquer sa pensée du message biblique. Du point de vue de l'histoire de la spiritualité, son oeuvre principale est un De solitudine dialogus (Venise, 1545), d'une centaine de folios non paginés. Il s'agit d'une conversation se déroulant à Venise, non loin de l'abbaye Saint-Georges, entre Lisippus, Eudoxus et Taies. L'argument de la discussion est le suivant : « Quid sit virtus, et an sapiens qui secundum virtutem vivere studet magis sibi eligere debeat solitudinem quam societatem ». On commence donc par discuter de ce qu'est la vertu, à l'aide d'Épicure, des Stoïciens, de Socrate et de Platon, des Péripatéticiens, etc. Ayant écarté successivement les plaisirs, la vie selon la nature et celle selon la raison, on en revient à distinguer la philosophie et la sagesse (à l'aide de Plotin et de Cicéron). Dès lors, la discussion s'oriente vers la définition du Souverain Bien, à l'image de quoi il convient de vivre. Les Pères du désert et saint Benoît sont un moment évoqués. Mais la discussion 18 s'achève sur le choix d'une triple solitude, celle du repos nocturne, celle du lieu de vie, celle de l'esprit, qui permet surtout, semble-t-il, de vaquer en paix à la culture des lettres : « Otium sine literis mortem esse et vivi hominis sepultura ». Cependant il est clairement souligné que « Solitudo loci studiosis ac sapienti soli pronenda est, ita tamen ut, cum necesse fuerit, de illa exeat… pro patria, … pro amicis ». On le voit, les dimensions proprement spirituelles de ce dialogue sont assez restreintes. Autres essais : De maximis Italiae atque Greciae calamitatibus dialogus, Venise, 1559. A ce traité est joint De Christi pace atque civili concordia ad nobiles Brixianae urbis cives, qui manifeste l'attention...

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