Auteur : Paul BAILLY.
 
Tome 7 - Colonne 784
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Titre de l'article : HOSPITALIERS (ORDRES).
Début de l'article :
— Un autre article (infra, col. 808-831) traitera de la vertu d'hospitalité. Ici, nous voudrions montrer comment, à travers les diverses règles des instituts religieux hospitaliers, s'est peu à peu ébauchée et précisée une spiritualité propre à la vie religieuse réalisée dans une mission hospitalière. 1. Premières fondations hospitalières chrétiennes. — 2. Monastères et pèlerinages. — 3. L'apport de l'Orient à l'Occident. — 4. La vie religieuse hospitalière en Occident au 13e siècle. — 5. Le renouveau aux 16e et 17e siècles. — 6. Depuis le 19e siècle.
1. PREMIÈRES FONDATIONS HOSPITALIÈRES
Au début de l'ère chrétienne, c'est chez eux que les évêques accueillent et, aidés par les diacres et les diaconesses, assistent les voyageurs et nécessiteux de toute sorte. Il faut attendre la fin des persécutions et l'édit de Milan (313) pour qu'il soit possible à l'Église d'organiser des asiles stables offrant une hospitalité gratuite : les xenodochia. Un xenodochium (hospice) pourra être dit nosocomium (hôpital) ou encore, selon son affectation, gerontocomium (pour les vieillards), ptochotrophium (pour les indigents), orphanotrophium (orphelinat), brephotrophium (maternité ou crèche), lobotrophium (léproserie), pandocheion (abri de pèlerins). 785En Orient, il existe des xenodochia dès le 4e siècle et il faudra prévoir pour eux un statut légal distinct de celui des établissements ecclésiastiques ordinaires. En 530, Justinien leur accorde la personnalité juridique, avec le droit de posséder rentes et biens-fonds et de recevoir des legs, et les place tous sous la tutelle de l'Église ; sans être administrateur, l'évêque se voit habilité à contrôler la gestion des directeurs. Les...

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