Auteur : † Julio ARAMENDIA, C. F. M.
 
Tome 2 - Colonne 932
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Titre de l'article : CLARET (BIENHEUREUX ANTOINE-MARIE), fondateur des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie, 1807-1870).
Début de l'article :
— 1. Vie. — 2. Œuvres spirituelles. — 3. Doctrine spirituelle.
I. VIE.
Né à Sallent (diocèse de Vich) le 24 décembre 1807, d'une famille de filateurs, Antoine-Marie Claret suivit d'abord la profession paternelle. De 16 à 20 ans, il travaille à Barcelone, comme ouvrier, pour se perfectionner dans son métier ; donnant à l'étude tout le temps qui lui reste libre, il apprend le français, le latin, l'imprimerie. A 20 ans, il s'engage comme soldat. A 22 ans, il se sent appelé au sacerdoce et entre au séminaire de Vich (1829). Il se lia d'amitié avec Jacques Balmès. L'enfant et le jeune homme avait été d'une piété remarquable. Le séminariste manifesta un zèle et une ferveur extraordinaires. Aussi fut-il ordonné avant la fin de ses études ecclésiastiques, le 13 juin 1835. Pourvu d'un bénéfice dans sa ville natale, il continua sa théologie jusqu'en 1839. Il avait songé à entrer à la Chartreuse. Mais pressé du désir d'être missionnaire, il se rendit à Rome et entra au noviciat des Jésuites. Malade il en sortait après quatre mois et retournait en Espagne, Le T. R. P. Roothaan lui avait annoncé qu'un très grand labeur l'y attendait. Il exerce quelque temps son apostolat à Viladrau et à Gerona. Mais bientôt rappelé à Vich, il va durant quelques années déployer une activité prodigieuse dans le ministère des missions à travers toute la Catalogne (1842-1848). Il passe alors un peu plus d'une année aux Canaries, occupé à des retraites. C'est à sa rentrée à Vich qu'il fonde (16 juillet 1849) la congrégation 933 des Missionnaires Fils du Coeur Immaculé de Marie. Il créait à la même époque (1848) la Libreria religiosa de Barcelone qui a diffusé des millions de bons livres. Pie IX, à la demande de la reine d'Espagne, et malgré ses résistances, le nomme en 1849 archevêque de Santiago de Cuba où il arrive en février 1851. Il y opère une véritable réforme, rétablit partout la discipline, fait en six ans trois visites de son diocèse qui sont, on peut le dire, des missions perpétuelles, avec des fruits merveilleux. Voici comment les décrit une phrase du décret « de tuto » : « Undecim sermonum millia habuit, triginta matrimoniorum millia coram Deo conciliavit, tercenta...

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