Auteur : Jean BECQUET.
 
Tome 5 - Colonne 1190
Acheter l'article complet
5 €
Titre de l'article : FRÉMON (CHARLES), grandmontain, 1611-1689.
Début de l'article :
1. Vie. — 2. Œuvres. — 3. Doctrine spirituelle.
1. Vie.
— Né à Tours en mai 1611, Charles Frémon voit sa vocation religieuse se décider, au cours d'un apprentissage commercial à Paris, en 1625, sous la direction du P. Eumier, de l'Oratoire. Au noviciat des capucins de Blois, il préféra bientôt la solitude tourangelle du prieuré grandmontain de Bois-Rahier et y fit profession en janvier 1631. Son tempérament vigoureux lui permit de grandes sévérités pour lui-même, tandis que sa vivacité d'esprit lui faisait rechercher dans les 1191 documents les anciennes pratiques de son ordre. Dès lors il ne cessera d'insister auprès de ses supérieurs et de ses confrères pour voir rétablir, au moins dans une partie de l'ordre, l'observance de la Règle de Grandmont selon les mitigations d'Innocent IV (art. ÉTIENNE DE MURET). Il fut du reste encouragé par les représentants français des congrégations nouvelles ou des ordres réformés, et il eut la confiance et l'appui de Richelieu et de saint Vincent de Paul ; mais s'il accepta même une fois les bons offices du comédien Louis Mondory, il déclina les offres du grand Arnaud. Prêtre en 1635, Frémon obtint en 1642 d'aller expérimenter sa réforme avec un compagnon au prieuré d'Époisses, près de Dijon, et il y fit une nouvelle profession après un mois d'exercices spirituels. En 1650, il accepta une fondation à Thiers, patrie de saint Étienne de Muret, et la mit sous le patronage de la sainte Famille et de saint Joseph ; c'est là qu'à partir de 1656 se constitua un petit groupe de novices dont certains devaient être emportés à la fleur de l'âge par leurs austérités. Une autre maison fut créée à Bussy-en-Forez en 1664, mais elle fut rendue en 1688 aux enfants du donateur mort endetté. En 1673, Frémon était nommé vicaire général de l'ordre et son propre frère Alexandre était élu abbé général en 1678. Les réformés s'établirent encore dans les prieurés grandmontains de Chavanon, de Louye, de Vieupou et de Macheret sous les divers patronages de la sainte Famille, de saint Joseph ou de Jésus soumis à ses parents. Le prieuré de Saint-Michel de Lodève, acquis juridiquement grâce à saint Vincent de Paul, ne semble...

[...]



Cet extrait est constitué d'environ 1 page et l'article complet contient 6 pages.