Auteur : Jeanne de CHARRY.
 
Tome 10 - Colonne 1014
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Titre de l'article : MENÉNDEZ (MARIA-JOSEFA), religieuse du Sacré-Cœur, 1890-1923.
Début de l'article :
— Né à Madrid, le 4 février 1890, appartenant à un milieu peu fortuné, Josefa Menéndez, de bonne heure, fait vivre les siens par son travail de couturière. Lors de sa première communion, le Seigneur lui avait fait entendre son appel, mais de longs retards s'imposèrent à la réalisation de sa vocation. Elle fut longtemps dirigée par le jésuite José M. Rubio † 1929, qui l'orienta vers une vie d'oraison et d'apostolat dans son milieu. Le 4 février 1920, elle entra, à Poitiers, au noviciat du Sacré-Coeur. Après ses premiers voeux (16 juillet 1922), elle demeura dans la maison, y exerçant des tâches d'humble dévouement, jusqu'à sa mort, le 29 décembre 1923. Sa vie religieuse, extérieurement si simple, fut remplie de grâces extraordinaires. Au cours d'apparitions fréquentes, le Seigneur la conduisit à une connaissance intime de son Coeur et à une vie d'offrande et de réparation pour le salut du monde, marquée par une participation spéciale à sa Passion. Il la chargea aussi de transmettre un message d'amour et de miséricorde. Ce « Message du Coeur de Jésus au monde » fut publié en 1938, à Toulouse : Un appel à l'Amour. En 1944, un ouvrage plus développé parut sous le même titre, replaçant les paroles entendues par Josefa dans le contexte de son existence journalière. Des garanties sérieuses entouraient la publication de ce « Message », d'autant que Josefa avait été suivie de très près, non seulement par ses supérieures et par deux théologiens, mais aussi par l'évêque de Poitiers. M.-A. de Durfort † 1935. La substance du texte est profondément évangélique ; elle redit à chaque page l'amour du Seigneur pour l'humanité, sous le signe de son Coeur et dans le mystère de son Incarnation rédemptrice, et invite à une réponse d'amour, de pénitence et de confiance. Que l'expression se ressente de la culture de Josefa (on a relevé des réminiscences de Thérèse d'Avila, de Marie d'Agreda, de Marguerite-Marie), il n'y a rien là qui doive étonner. Ce qui ferait davantage problème, ce seraient la nature et la fréquence des apparitions, toutes sensibles, mais ne s'accompagnant pas d'extases, les souffrances réparatrices de caractère mystérieux, et surtout les persécutions diaboliques, spécialement les enlèvements et les « descentes en enfer »....

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