Auteur : Innocenzo COLOSIO.
 
Tome 12 - Colonne 38
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Titre de l'article : PAGNINI (SANTE), dominicain, 1470-1536.
Début de l'article :
— Sante Pagnini naquit en 1470 à Lucques d'une famille nombreuse, pieuse et distinguée. A onze ans, le 17 mars 1481, il reçut de l'évêque du lieu les premiers ordres mineurs et le 17 février 1487 il entra chez les Frères Prêcheurs au couvent S. Domenico de Fiesole. Ayant terminé ses études à Bologne, il alla à Florence et, sous l'influence du mouvement savonarolien, se livra corps et âme aux études bibliques, y compris celle des langues anciennes. Il fut choisi comme supérieur en divers couvents, ceux notamment de la Congrégation de San Marco, dont il faisait partie et dont il fut aussi Vicaire général. Léon X lui conféra le titre de prédicateur apostolique, lui confia à Rome la chaire d'hébreu et de grec et se disposait à assurer les frais d'impression de sa version de la Bible à partir des textes originaux ; mais la mort l'en empêcha. En quête de moyens financiers pour l'édition de ses ouvrages, Pagnini se rendit en France, d'abord à Avignon, trois années plus tard à Lyon, qui deviendra pour lui une seconde patrie. Rappelé à Rome par Clément VII et nommé prédicateur officiel pour la conversion des Juifs, il fut peu après renvoyé en France « pour affaires très graves concernant le Saint-Siège » (G. Pagnini, Vita di Santi Pagnino, Rome, 1653, p. 38). A Lyon, il exerça une triple activité : d'auteur, de prédicateur, de bienfaiteur des pauvres et des malades atteints de la peste. Il mourut le 24 août 1536 à Lyon, qui lui avait décerné le titre de citoyen d'honneur. Parmi ses nombreux ouvrages philologiques (grammaires hébraïque et grecque, dictionnaires, dont le volumineux Thesaurus linguae sanctae, Lyon, 1529, etc.), il faut au moins signaler sa version littérale de l'Écriture à partir de l'hébreu, à laquelle il travailla durant vingt-cinq ans et qui eut une vingtaine d'éditions (cf. J. Lelong, Biblioteca sacra, t. 1, Paris, 1709, p. 573-584) : loué par beaucoup, l'ouvrage fut critiqué par quelques-uns, dont Richard Simon. Du point de vue spirituel, du fait que ses nombreux sermons sont perdus, on ne peut relever que sa Solida et absoluta Isagoges, seu Introductio in Sacras Litteras et mysticos Sacrae Scripturae intellectus en 19 livres (près de mille pages). Première éd., Lyon, 1536 (P. Centi a montré qu'il...

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