Auteur : Jean MEYENDORFF.
 
Tome 12 - Colonne 81
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Titre de l'article : PALAMAS (GRÉGOIRE), théologien byzantin, auteur spirituel, archevêque de Thessalonique, 1296-1359 (canonisé dans l’Église orthodoxe).
Début de l'article :
— L'oeuvre très abondante de Grégoire Palamas est, dans son ensemble, centrée sur l'idée de « déification », considérée comme le contenu même de la foi chrétienne. Accordant d'autre part une importance capitale à la théologie apophatique des Pères et maintenant en conséquence la notion d'une transcendance absolue de l'essence divine, Palamas est amené à insister sur la distinction en Dieu entre l'essence inaccessible et les « énergies incréées » auxquelles participent les créatures. Cette distinction essence-énergies constitue ce qu'on appelle généralement « palamisme ». Elle a donné lieu à des controverses de son vivant aussi bien qu'après sa mort et jusqu'à notre époque. 1. Données biographiques. — 2. Œuvres. — 3. Doctrine. — 4. Le palamisme à Byzance et dans l'Orient orthodoxe.
1. Données biographiques.
— Les coordonnées chronologiques de la vie de Grégoire sont fournies par ses lettres et autres écrits, mais aussi par l'Encomion 82 composé peu après sa mort par son disciple et ami Philothée Kokkinos, patriarche de Constantinople (PG 151, 551-656). Celui-ci rapporte que Palamas est mort dans sa soixante-treizième année, après douze ans et demi d'épiscopat (635d) ; la date du sacre épiscopal étant bien connue par ailleurs (mai 1347), les autres dates ne font guère difficulté. Né en 1296 à Constantinople dans la nombreuse famille du sénateur Constantin Palamas, élevé aux frais de l'empereur Andronic II, Grégoire étudia « la physique, la logique et toute la science d'Aristote ». À Byzance, où les études de philosophie et de rhétorique n'étaient pas réservées aux clercs, comme c'était normalement le cas en Occident, la formation du jeune homme semblait le destiner au service de l'État. D'après Philothée, Théodore Métochite, le grand humaniste de l'époque, le félicita un jour pour ses prouesses intellectuelles. De fait, dans ses écrits, Palamas cite à l'occasion des auteurs antiques ; il connaît bien les Topiques d'Aristote. Toutefois, en recevant la tonsure dès qu'il devint adulte, Grégoire renonça aux études profanes : les milieux monastiques...

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