Auteur : David GUTIÉRREZ.
 
Tome 12 - Colonne 1758
Acheter l'article complet
5 €
Titre de l'article : PIGHI (MARIE), augustine, 1770-1829.
Début de l'article :
— Maria Pighi, fille de Girolamo Pighi et de Caterina Bacciocchi, naquit à Orciano, dans le diocèse de Fano (Italie centrale), le 28 octobre 1770. Baptisée le même jour, elle reçut les noms de Maria Francesca Antonia. En 1772, avec ses parents, elle alla demeurer dans la ville voisine de Pergola et y resta jusqu'en 1815. Dès sa première communion, qu'elle fît vers l'âge de dix ans, elle mena une vie chrétienne exemplaire qui, plus tard, lui attira l'estime du clergé et la vénération des fidèles, à Pergola et aux environs. Sur le conseil d'un religieux augustin, elle se décida en 1815 à entrer au monastère romain de Santa Lucia in Selci. Elle y fit profession le 9 juin 1816 devant Giuseppe B. Menochio, « prosacrista » pontifical (DS, t. 10, col. 1023). Sa communauté, ses confesseurs et d'autres personnes en rapports particuliers avec elle, étaient persuadés qu'elle était favorisée de visions et du don de guérir des malades. Elle mourut le 7 juillet 1829, après cinq mois de maladie. On garde dans son monastère divers cahiers manuscrits, — au total 7 000 pages en écriture serrée —, contenant ses visions et révélations. D'accord en cela avec l'autorité ecclésiastique, elle les avait dictés à ses directeurs ou confesseurs : l'oratorien Luigi Latini, qui en écrivit plus de la moitié, l'augustin Tommaso Moralia, professeur d'Écriture sainte à l'université de Rome, le prêtre diocésain Giovanni Battista Cassoni et le cardinal Luigi Ercolani (EC, t. 5, col. 478) qui, assure-t-on au monastère de Santa Lucia, se fit ordonner prêtre sur insistance de Maria Pighi. Il ne faut pas rapprocher M. Pighi de sa contemporaine Anne-Catherine Emmerich (DS, t. 4, col. 622-27) : les différences sont multiples et considérables. Les visions de M. Pighi se rapportent à la vie de l'Église dans le contexte politique de son temps et à l'état spirituel de certaines personnes déterminées ; elles sont restées inédites et, pour autant, n'ont point suscité de polémiques, ni prolongé leur influence au-delà du monastère. Moralia, Cassoni et Ercolani auraient fait leur la déclaration de Luigi Latini (p. 6057), qu'» il avait écrit fidèlement ce que lui dictait soeur Pighi ». Son souvenir est demeuré vivant dans son monastère ; on n'a pas introduit sa cause en vue d'une béatification. Aucun auteur n'a...

[...]



Cet extrait est constitué d'environ 1 page et l'article complet contient 2 pages.